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Archive for Abril, 2010

“Seuls les êtres indifférents sont capables de voir les choses clairement, capables d’êtres justes”

“Le monde est beau, seuls nous, les hommes, sommes mauvais.”

Tchekhov se montrait très discret sur son travail, parlait rarement de ses projets littéraires, evitait de se poser en artiste. De même, il ne se plaignait jamais de sa santé. Cette extréme réserve était pour lui une signe de bonne éducation […] Il avait horreur des grimaces, des cris, de la tragédie, et fuyait les personnages qui se donnaient en spectacle. Autant il aimait que le théâtre ressemblait à la vie, autant il détestait que la vie ressemblât au théatre.

“Ce que j’admire le plus chez Tolstoi c’est son mépris à notre égard, nous, les écrivains. C’est même plus que du mépris, c’est le sentiment qu’il nous considére tous comme des moins que rien…, comme des enfants.”

“Quel êtres bizarre que le Russe. C’est comme un crible que ne retiendrait rien. Dans sa jeunesse, il remplait avidement son âme de tout ce qu’il rencontre, puis, passé la trentaine, il ne lui reste de tout cela qu’un fatras grisâtre. Pour bien vivre, en honnête homme, il faut travailler. Travailler avec amour, avec foi. Et, chez nous, on ne sait pas le faire… Toute la Russie est un pays de gens avides et paresseux. Ils ont une mentalité de chien: si ons les bat, ils gémissent faiblement et se cachent dans leur niches, si on les caresse, ils se couchent sur les dos, les pattes en l’air, et frétillent la queue.”

“Il ne faut jamais mentir. On peut mentir en amour, en politique, en médicine, ont peut tromper les gens et même Dieu, mais on peut pas mentir en art… On me reproche – et Tolstoi le premier – de n’écrire qu’à propos d’évenements médiocres, de n’avoir pas de héros positifs: des révolutionnaires, des Alexandre de Macédoine. Mais où les prendre? Je ne demanderais pas mieux! Nous menons une vie provincielle, les rues de nos villes ne sont même pas pavés, nos villages sont pauvres, notre peuple est usé. Tous, dans notres jeunesse, nous gazouillons comme des moineaux sur un tas de fumier, et, ver la quarantaine, nous sommes dejá de veillards et commençons à penser à la mort. Quels héros sommes-nous?”

In Henry Troyat, Tchekhov

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